Leçon 4
Suites géométriques
Le cours écrit
4.1 Multiplier toujours par le même nombre
Une feuille de papier a une épaisseur de mm. Chaque pli double l'épaisseur. On note l'épaisseur, en millimètres, après plis.
| (plis) | ||||
|---|---|---|---|---|
| (mm) |
Pour passer d'un terme au suivant, on multiplie toujours par : pour tout entier naturel , .
4.2 Définition
Définition. Une suite est géométrique s'il existe un réel tel que, pour tout entier naturel , Le nombre s'appelle la raison de la suite.
Dans ce chapitre, sauf mention contraire, et le premier terme ne sont pas nuls. Sinon, tous les termes sont nuls à partir d'un certain rang, et la suite ne présente pas d'intérêt.
| Suite arithmétique | Suite géométrique |
|---|---|
| on ajoute | on multiplie par |
4.3 Reconnaître une suite géométrique
Si les termes ne sont pas nuls, on calcule le rapport de deux termes consécutifs . S'il ne dépend pas de , la suite est géométrique, et ce rapport est sa raison.
Exemple 12. Soit . Tous les termes sont strictement positifs, et pour tout entier naturel , La suite est géométrique, de raison et de premier terme .
Exemple 13. Soit . On a , , et . Comme et , la suite n'est pas géométrique. Elle n'est pas arithmétique non plus : ses différences valent , puis . Beaucoup de suites n'appartiennent à aucune des deux familles.
4.4 Évolutions à taux constant
Automatisme. Augmenter de , c'est multiplier par . Baisser de , c'est multiplier par . Ce nombre est le coefficient multiplicateur.
À automatiser : une évolution à taux fixe est modélisée par une suite géométrique.
Exemple 14 (un loyer). Un loyer de € augmente de par an. Le loyer au bout de années est une suite géométrique de premier terme et de raison . On trouve et .
Exemple 15 (un téléphone). Un téléphone de € perd de sa valeur par an. Sa valeur est une suite géométrique de premier terme et de raison . On trouve et .
4.5 Évolutions successives et taux réciproque
Quand les évolutions s'enchaînent, les pourcentages ne s'ajoutent pas : les coefficients se multiplient.
Automatisme (évolutions successives).
- Une hausse de suivie d'une baisse de : . C'est une baisse de .
- Deux hausses de : . C'est une hausse de , et non de .
Automatisme (taux réciproque). Après une hausse de , on revient au départ en divisant par , c'est-à-dire en multipliant par . Il faut donc une baisse de , et non de .
Automatisme (valeur initiale). Un prix vaut € après une hausse de . Il valait €.
Automatisme (calculer un taux). Une grandeur passe de à . Le taux d'évolution vaut , soit une hausse de .
Exercices 7 et 8
- Exercice 7 : reconnaître une suite géométrique
- Exercice 8 : taux d'évolution
Corrigés
Cherche d'abord les exercices sur ta feuille, puis compare avec le corrigé détaillé.